L’anaphylaxie alimentaire chez le sénior : analyse des données du RAV de 2002 à 2020
El Hanache, H.; Perennec, T.; Beaumont, P.; Puillandre, E.; Schwender, D.; Donguy, F.L.; Van der Brempt, X.; Froidefond, C.; Jarlot, S.; Petit, N.; Nootens, C.; Pirson, F.; Sullerot, I.; Morisset, M.; Reseau Allergo-Vigilance (2022). L’anaphylaxie alimentaire chez le sénior : analyse des données du RAV de 2002 à 2020. Revue Francaise d'Allergologie 62(2): 121-132. https://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2021.12.005
In: Revue Francaise d'Allergologie: Milan. ISSN 1877-0320, more
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| Author keywords |
Anaphylaxie alimentaire; Allergie alimentaire; Sénior; Sujet âgé; Épidémiologie |
| Authors | | Top |
- El Hanache, H.
- Perennec, T.
- Beaumont, P.
- Puillandre, E.
- Schwender, D.
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- Donguy, F.L.
- Van der Brempt, X., more
- Froidefond, C.
- Jarlot, S.
- Petit, N.
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- Nootens, C.
- Pirson, F.
- Sullerot, I.
- Morisset, M.
- Reseau Allergo-Vigilance
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| Abstract |
Entre 2002 et 2020, 172 anaphylaxies alimentaires observées chez le sénior ont été rapportées au RAV. On observe un sex-ratio H/F de 0,85 et une moyenne d’âge de 67,3 ans (60–93). Les allergènes les plus fréquents sont d’origine végétale : en premier, les légumineuses (20 cas), puis les céréales (16 cas) et les fruits à coque (15 cas), principalement la noisette. Les protéines PR-10 sont en cause dans au moins 11,7 % des anaphylaxies. À l’instar du soja, les anaphylaxies attribuées à Cor a 1 sont surtout rapportées par des allergologues exerçant en Belgique et dans le nord-est de la France. Les anaphylaxies liées aux viandes rouges et abats sont les plus fréquentes (24 cas soit 13,9 %), toujours associées à un syndrome alphaGal quand il est recherché, 16 sont attribuées aux crustacés, 8 aux mollusques et aux poissons respectivement et 6 cas à Anisakis. Cette série confirme la rareté de l’allergie au lait de vache et à l’œuf chez le sénior. Le RAV a colligé 4 anaphylaxies de grade I, 77 de grade II, 84 de grade III et 5 de grade IV dont un décès. La gravité est significativement liée à des antécédents de cardiopathie ou HTA. Quarante pour cent des sujets avaient déjà présenté une allergie dans le passé avec l’aliment suspecté et seulement 55 % disposaient d’un stylo d’adrénaline et 33 % d’un plan d’action. Cette grande série souligne l’intérêt d’un bilan allergologique détaillé chez le sujet âgé. Leur prise en charge doit non seulement comporter un protocole de soins d’urgence avec auto-injecteur d’adrénaline, mais aussi une éducation thérapeutique et diététique pour le patient et son entourage. Elle devrait être formalisée par un PAI, à l’instar de l’enfant scolarisé, compte tenu du risque de récidive, des comorbidités et perte d’autonomie pour certains. |
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